< retour

Un observatoire astronomique / à propos d’une exposition

l’observatoire originel, 2004, Palazzo Zorzi, Venise, Italie, Bureau régional de l’UNESCO pour la science

Pistes de reflexion pour une exposition – au Pallazzo Zorzi – liée à l’organisation d’une réunion d’experts internationaux au profit du Projet de Programme thématique “Sites d’archéoastronomie et Observatoires”(Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO).

il était une fois… la peinture et l’observatoire

à l’origine : une histoire de peinture
L’homme se dresse. Lentement. Le soleil au plus haut touche sa tête, le prévient de l’autre. L’homme se couche. La nuit l’enveloppe, lui dissimule l’autre et le lui fait craindre. La nuit appartient à l’autre que je ne vois pas et qui peut être là comme le jour appartient à l’homme qui se souvient de l’autre et qui le cherche. L’homme peint l’autre. Il représente ce qui l’entoure, le proche — le groupe, le danger, la grossesse — et l’au delà — les quatre éléments, le jour, la nuit, le ciel et le temps. La peinture, dés l’origine, contient cela. Elle tire du ciel et du temps, du passage du jour à la nuit, l’origine des formes, capable de faire naître la lumière de l’ombre, la vie du vide et la présence de l’absence. La peinture c’est l’origine de l’autre, le temps avant le emps et l’invisible visible.

architecture primitive : une mémoire de la peinture
On peut penser la peinture à l’origine de l’architecture et de l’urbanisme. S’il fallait que l’homme s’arrête de marcher, sa maison au toit sous le ciel devait le contenir et son plan, ses proportions, le refléter. J’imagine les premières constructions comme des cartes célestes, des lieux ouverts au ciel. De l’implantation choisie à la forme de l’habitat tout contribue à révéler la conjugaison de la terre et du ciel. L’architecture primitive est sans doute une peinture à l’image du ciel qui entoure l’homme et le protège. En tant que peintre l’architecture des sites d’archéoastronomie et des observatoires me regarde, image probable d’une quête de la Création, ils portent vraissemblablement au sein même de leur construction une mémoire de cette peinture. Si la peinture offre en retraite à l’homme qui la regarde l’espace du ciel, la représentation de l’observatoire convoque cette mémoire.

[…]

LIRE

< retour