{"id":501,"date":"2022-07-01T22:28:00","date_gmt":"2022-07-01T21:28:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.vincentdulom.com\/editorial\/?p=501"},"modified":"2026-07-24T18:34:46","modified_gmt":"2026-07-24T17:34:46","slug":"la-beautes-de-la-peinture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.vincentdulom.com\/editorial\/textesde\/501","title":{"rendered":"La Beaut\u00e9(s) de la peinture"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par <em>Vincent Dulom<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Ce qui se d\u00e9robe sans que rien ne soit cach\u00e9.&nbsp;\u00bb, Maurice Blanchot<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand \u00c9ric Such\u00e8re m\u2019appelle et me propose d\u2019\u00e9crire sur la notion de [bote], pour un livre collectif, je lui dis ma r\u00e9ticence. Ma parole de peintre lui convenant, j\u2019accepte l\u2019invitation, mais raccroche oubliant de lui demander s\u2019il me faut l\u2019entendre au singulier ou au pluriel. Je veux le rappeler puis me ravise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je veux parler de la beaut\u00e9 de la Peinture comme on parle de celle de l\u2019univers&nbsp;; \u00e9crire sur sa force d\u2019attraction&nbsp;; prendre pr\u00e9texte de cet article pour dire ce qui me pousse vers elle et provoque chez moi le bonheur de la voir dans le travail des autres ou le mien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Postulat&nbsp;: La beaut\u00e9 en peinture est une exp\u00e9rience saisissante du corps&nbsp;; d\u2019un corps l\u00e0, en promenade dans la vie, au flottement l\u00e9ger du r\u00e9el, saisit par son regard&nbsp;; d\u2019un corps qui l\u2019\u00e9prouve avant de la penser&nbsp;; d\u2019un corps enfin, interdit, qui vit dans la contemplation le frottement au monde du peintre qui, le premier, l\u2019a rencontr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avertissement&nbsp;: Parler de la beaut\u00e9 d\u2019une \u0153uvre peinte, de cette Peinture qui la traverse, hors de l\u2019exp\u00e9rience singuli\u00e8re du regard que l\u2019on vit en sa pr\u00e9sence, c\u2019est ne rien en dire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Peinture n\u2019attend pas de mots. Elle attend un regard. Elle, qui peut toucher le regard, attend un regard qui la touche. Le regard qui la sert se confond avec celui qui la touche. Il est la place du vide, de l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019inconnu et du sans savoir. C\u2019est tellement complexe le regard qu\u2019il ne s\u2019encombre pas de ce qui lui est ext\u00e9rieur. Pour absorber ce qui lui est ext\u00e9rieur la peinture a recours \u00e0 l\u2019image. Le regard qui rencontre l\u2019image dans la peinture s\u2019en d\u00e9fait. Il la laisse \u00e0 la pens\u00e9e verbalisable et se concentre sur ce qu\u2019il est&nbsp;: un lieu ouvert du corps pour faire corps avec les autres et le monde. La peinture touche la personne qui la regarde pour lui donner \u00e0 vivre, dans la contemplation, le monde et la vie. Si intelligentes soient les images qu\u2019elle incorpore, la peinture ne vaut que parce qu\u2019elle les d\u00e9borde et nous touche. C\u2019est la raison m\u00eame de mon travail. Ce qui le justifie. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.vincentdulom.com\/editorial\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-09-12-La-beaute-de-la-peinture.pdf\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.vincentdulom.com\/editorial\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2025-09-12-La-beaute-de-la-peinture.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-vivid-purple-color\">Lire<\/mark><\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Vincent Dulom<\/p>\n<p>[\u2026]<br \/>\nLa Peinture n\u2019attend pas de mots. Elle attend un regard. Elle, qui peut toucher le regard, attend un regard qui la touche. Le regard qui la sert se confond avec celui qui la touche. Il est la place du vide, de l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019inconnu et du sans savoir. 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