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Percée – Vincent Dulom

Par Julien Carrasco

En deux temps (rue Moret puis Cité Griset), la “percée” de Vincent Dulom propose d’observer avec subtilité des séries d’apparitions. Le peintre ne se fait archange d’aucune annonce sinon d’une lumière incertaine, diffuse, émergente ou enfouie -qui laisse une impression sur la surface d’une feuille ou d’une toile- et ne néglige pas moins la matière de ses supports que les “transports“ des visiteurs. De Griset à Moret, au retour, la visitation passe des archives décalées de la peinture occidentale aux vibrations des images sans forme. La percée n’en reste pas moins précise et fragile, espace éclairci entre le sombre, sans point de fuite. Une expérience utile pour l’observateur actuel, qui veut distinguer entre les éclairages, non la révélation d’une vérité, mais le lieu critique de son regard. 

Julien Carrasco est artiste et critique d’art. 

Il écrit régulièrement pour Point Contemporain.

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